Mikado Europapolitik

Europe : la Suisse doit sortir de sa paralysie politique

Le "non" clair à l'initiative de résiliation est porteur d’un message : la majorité des Suissesses et des Suisses souhaite préserver de bonnes relations avec l’Union européenne. Le Conseil fédéral et les partis politiques sont appelés à passer à l’action et à construire l’avenir de nos relations en Europe.

La Suisse continuera à être partie prenante d’une Europe de la coopération. Une Europe qui relève les grands défis actuels et qui crée des opportunités. Avec ce “non” clair à l’initiative de résiliation de l’UDC, les électrices et électeurs ont une nouvelle fois exprimé leur soutien à une coopération étroite entre la Suisse et l’Union européenne.

Dans le cadre d’une large alliance d’acteurs politiques, économiques et issus de la société civile contre l'initiative de résiliation, Opération Libero a axé sa campagne sur les aspects humains liés à la libre circulation des personnes et sur les acquis en termes de libertés personnelles. Cette campagne souhaitait montrer que nous sommes toutes et tous bien plus que des facteurs de production et que les enjeux liés à la libre circulation des personnes vont au-delà des questions économiques.

En finir avec le sabotage 

Pour la quatrième fois consécutive, les citoyennes et citoyens ont repoussé une attaque de l'UDC contre nos bonnes relations en Europe. Avec ce septième scrutin sur la voie bilatérale, les citoyen·nes ont renforcé ce modèle qui fonctionne avec succès depuis 21 ans. “L’UDC est désormais appelée à accepter ce message clair et à renoncer à enrayer le modèle bilatéral, doté d’une solide légitimité démocratique. Les actes de sabotage des relations entre la Suisse et l'UE, commis par ce parti, doivent enfin prendre fin”, déclare Marie Juillard, coordinatrice romande de la campagne.

Les Suissesses et les Suisses peuvent désormais aspirer à un processus politique sérieux, constructif et volontariste afin de définir l’avenir de nos relations en Europe et avec l’Union européenne. Car la Suisse doit non seulement garantir les traités qui nous unissent à nos partenaires européens. Elle doit aussi formuler de nouveaux objectifs pour le futur de sa politique européenne.

Marie Juillard compare l'état du débat européen en Suisse à un jeu de mikado : "Celui qui bouge le premier a perdu. Tout le monde a peur de faire le premier pas. Une attitude qui doit maintenant prendre fin et céder la place à une approche volontariste et constructive.”

Imaginer l'avenir plutôt que l'ignorer

L'importance d'une Europe unie est plus que jamais démontrée par les crises, turbulences et menaces actuelles. Les enjeux globaux et les perspectives pour les années à venir renforcent encore cette nécessité. La démocratie, l’Etat de droit et les libertés fondamentales doivent être défendues sur l’ensemble de notre continent : il s’agit de la tâche centrale de l’Union européenne.

La Suisse doit prendre activement part à la construction de cette Europe. Pour cela, Opération Libero appelle les forces politiques à sortir de leur léthargie. Tant le Conseil fédéral que les partis politiques doivent désormais s’impliquer afin de résoudre le plus grand problème structurel qui plâne sur la Suisse : les questions institutionnelles. Il s’agit de leur devoir et de leur responsabilité. Ce dimanche, les électrices et électeurs ont clairement signifié leur volonté de voir les relations entre la Suisse et l’Europe aller de l’avant.

Marie Juillard
Coordinatrice de campagne (Suisse romande)

Laura Zimmermann
Coprésidente Opération Libero

Stéphane Decrey
Responsable communication (Suisse romande)

Photos pour la presse

Le symbole d’une impasse : en matière de politique européenne, le premier qui bouge semble avoir perdu. Opération Libero appelle à en finir avec les tabous, pour un débat basé sur des propositions.

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